Catégorie : Fiertés Québécoises

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  • Ubisoft Montréal : une vraie fierté québécoise

    Ubisoft Montréal : une vraie fierté québécoise

    Des leaders et des visionnaires d’ici qui ont conquis le monde du jeu vidéo

    L’excellence et l’entrepreneuriat québécois rayonne bien au-delà des frontières traditionnelles. Dans le secteur du divertissement numérique, un joueur majeur incarne depuis près de 30 ans la capacité du Québec à innover et à conquérir les marchés internationaux : Ubisoft Montréal.

    Véritable géant du jeu vidéo, Ubisoft Montréal représente une fierté entrepreneuriale québécoise authentique, portée par des talents d’ici qui occupent aujourd’hui des postes de direction stratégiques.

    Un studio né à Montréal devenu leader mondial

    Fondé en 1997 dans une ancienne usine du Mile-End, Ubisoft Montréal a débuté modestement pour devenir, avec plus de 4 500 employés, le plus grand studio de développement de jeux vidéo au monde. Ce qui n’était au départ qu’une filiale d’une entreprise française est rapidement devenu un pôle créatif et technologique majeur. Le studio a donné naissance ou contribué de façon déterminante à des franchises iconiques telles qu’Assassin’s Creed, Far Cry, Watch Dogs et Rainbow Six Siege, propulsant le savoir-faire québécois sur la scène internationale.

    Des leaders québécois aux commandes

    Ce qui distingue particulièrement Ubisoft Montréal, c’est la présence de dirigeants d’ici à des postes clés. En 2024, Pierre-Jules Tremblay, un ingénieur diplômé de l’Université McGill, a été nommé directeur général du studio. Son parcours illustre parfaitement l’ascension de talents locaux au sein d’une multinationale.

    Cette présence de leaders québécois renforce l’ancrage du studio dans notre réalité économique et culturelle, tout en maintenant une vision ambitieuse et innovante.

    Un impact économique et créatif majeur

    Au-delà des jeux à succès, Ubisoft Montréal génère des milliers d’emplois hautement qualifiés et stimule tout un écosystème : fournisseurs, écoles de formation, startups et PME spécialisées dans le numérique.

    Le studio contribue significativement au rayonnement du Québec comme hub créatif international et participe activement au développement de la main-d’œuvre spécialisée dans les domaines de la programmation, du design et de l’intelligence artificielle appliquée au jeu vidéo.

    Encourager la relève et l’innovation

    Ubisoft Montréal s’implique également dans la formation et le soutien à la relève entrepreneuriale. À travers différents partenariats avec les établissements d’enseignement et des programmes de mentorat, le studio aide à préparer la prochaine génération de talents québécois en technologies créatives.

    Cette approche renforce l’écosystème entrepreneurial montréalais et démontre qu’il est possible de combiner succès commercial international et contribution au développement local.

    Une fierté québécoise qui dépasse les clichés

    Ubisoft Montréal prouve que l’esprit entrepreneurial québécois peut s’exprimer avec force dans les industries de pointe. Il rappelle que notre identité collective ne se limite pas aux domaines artistiques et sportifs : elle se construit aussi par notre capacité à innover, à exporter et à créer de la valeur à l’échelle mondiale.

    Dans un contexte économique en transformation, ce genre d’initiative démontre tout le potentiel du Québec pour devenir un leader dans l’économie créative et numérique.

    Références

    Ubisoft Montréal. (2025). Site officiel et salle de presse.

    Ville de Montréal & Gouvernement du Québec. (Divers documents). Données sur l’implantation et le développement d’Ubisoft Montréal.

    Pierre-Jules Tremblay – Nomination comme directeur général (2024).

    Texte édité avec l’aide de l’IAg


    Par Félix Turcotte

  • Couche-Tard : comment une entreprise québécoise est devenue un géant mondial

    Couche-Tard : comment une entreprise québécoise est devenue un géant mondial

    Couche-Tard : un dépanneur devenu géant mondial

    En 1980, un entrepreneur de la région de Montréal ouvre un simple dépanneur à Laval. Quarante-cinq ans plus tard, l’entreprise qu’il a fondée exploite près de 17 000 magasins sur quatre continents et génère plus de 70 milliards de dollars de revenus. L’histoire d’Alimentation Couche-Tard est l’une des plus spectaculaires réussites entrepreneuriales du Québec — et elle commence avec une idée toute simple, exécutée avec une ambition hors du commun.

    Tout commence à Laval

    C’est Alain Bouchard qui allume la mèche. En 1980, il ouvre son premier dépanneur à Laval. Cinq ans plus tard, en 1985, il met la main sur onze magasins de la bannière « Couche-Tard » dans la région de Québec et les fusionne avec ses commerces de la région de Montréal. L’ensemble prend alors le nom d’Alimentation Couche-Tard — un clin d’œil à ceux qui veillent tard, en phase avec les heures d’ouverture prolongées des dépanneurs.

    Dès le départ, Bouchard a une conviction : la croissance passera par les acquisitions. Plutôt que d’ouvrir des magasins un à un, Couche-Tard va racheter des réseaux entiers, les optimiser et les intégrer à sa machine.

    La machine à acquisitions

    Le coup de maître survient en 2003. Couche-Tard rachète la chaîne Circle K à ConocoPhillips pour 830 millions de dollars américains. La transaction comprend 1 663 magasins répartis dans 16 États américains, en plus de la marque elle-même. D’un acteur régional québécois, Couche-Tard devient du jour au lendemain un joueur majeur du commerce de proximité aux États-Unis.

    Le saut en Europe

    En 2012, l’entreprise franchit l’Atlantique en acquérant le norvégien Statoil Fuel & Retail, ce qui lui ouvre les portes de la Scandinavie, des pays baltes et de l’Europe de l’Est. Les acquisitions s’enchaînent ensuite : The Pantry en 2015, puis CST Brands et Holiday Stationstores en 2017. Chaque transaction agrandit le territoire.

    Circle K, une marque planétaire

    À partir du milieu des années 2010, Couche-Tard prend une décision stratégique : rassembler ses nombreuses bannières — Mac’s, Statoil, Kangaroo Express et d’autres — sous une seule et même marque mondiale, Circle K. Désormais, qu’on s’arrête à Oslo, à Phoenix ou à Varsovie, c’est la même enseigne qui accueille les clients.

    Les chiffres d’un géant

    Aujourd’hui, Alimentation Couche-Tard exploite près de 17 000 magasins dans une trentaine de pays et territoires. Pour l’exercice clos le 27 avril 2025, l’entreprise a généré des revenus de 72,9 milliards de dollars américains. Et son siège social ? Toujours à Laval, au Québec.

    L’audace jusqu’au bout : l’offre sur 7-Eleven

    En 2024, Couche-Tard tente le plus gros pari de son histoire : une offre d’environ 40 milliards de dollars — bonifiée par la suite à près de 47 milliards — pour acquérir Seven & i Holdings, le propriétaire japonais de 7-Eleven. L’objectif était vertigineux : créer le plus grand réseau de dépanneurs de la planète.

    En juillet 2025, l’entreprise retire finalement son offre, invoquant le manque d’engagement de bonne foi du conseil d’administration de Seven & i. Même en échouant, Couche-Tard aura prouvé une chose : une entreprise née dans un dépanneur de Laval peut aujourd’hui viser le sommet mondial de son industrie.

    La relève

    Alain Bouchard, le fondateur, demeure président exécutif du conseil d’administration. Brian Hannasch a dirigé l’entreprise à titre de chef de la direction de 2014 à 2024. Depuis le 6 septembre 2024, c’est Alex Miller qui tient le volant — seulement le troisième PDG en 45 ans d’histoire.

    La leçon pour les entrepreneurs d’ici

    L’histoire de Couche-Tard tient en quelques mots : commencer petit, penser grand, et exécuter sans relâche. Un dépanneur de quartier est devenu un empire mondial parce qu’un entrepreneur québécois a osé croire que c’était possible — puis a bâti, acquisition après acquisition, la discipline pour y arriver. Le Québec peut produire des champions mondiaux. Couche-Tard en est la preuve éclatante.


    Par Xavier Bernard

    Ce que l’histoire de Couche-Tard nous apprend

    Le parcours de Couche-Tard prouve qu’une entreprise québécoise peut viser le sommet mondial. Pour aller plus loin, découvrez aussi comment le Groupe MACH a bâti un empire immobilier, ou consultez la fiche d’Alimentation Couche-Tard sur Wikipédia. De Laval au reste du monde, Couche-Tard demeure un modèle d’ambition et de discipline pour la relève entrepreneuriale d’ici.